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Welcome to Sylvain's worldWhat could I say for a motto?...Travel before you won't be able to...Now, enjoy travelling looking at this pictures!!
July 02 RetourJe suis à Paris, je reviens d'un séjour de deux semaines à la Communauté de la Borie. Comme dit, j'ai travaillé 6h par jour à un rythme peu intense. Ce qu'on apprend le plus sur la terre, c'est à la fin de la journée quand on a fini le travail. Toujours des questions posées sur le calpin, ca rigole plus mec. On va pas s'faire prendre par le déluge tout de même.La vie en communauté...ce genre de plan, j'aimerai bien continuer avec une autre personne un de ces quatre. Il y a des pratiques religieuses le soir, on est main dans la main en cercle devant un feu à ecouter les permanents reciter des paroles chrétiennes. Ce qui est différent d'une secte, c'est que tu pars quand tu veux et que tu n'as rien à payer à quiconque. Aux yeux de certains parmi nous, cela peut laisser doute à ce sujet-là. Quant à moi, j'avoue que j'en sais rien. Mais c'est quand même un lieu ou je me suis surpris à ne pas pouvoir dormir du tout pendant de nombreuses nuits. Il m'a paru sage de prendre le large à partir du moment où nuits blanches devanaient recurrentes. Je laisse ce lieu comme il était, tiens au fait ils ont eu la ligne de telephone coupée. C'est pas top top, surtout que pour appeler quelqu'un avec le portable il faudrait faire 1 bon kilometre à pied pour avoir du réseau. Sinon au niveau des tâches menagères, chacun est commis de nettoyer son couvert, de participer à un epluchage collectif des legumes destinées à la cuisson, de couper du bois pour le chauffage de la cuve pour se laver. On s'inscrit sur un tableau pour soit faire à manger, sonner la cloche le matin, faire la vaisselle des casserolles après dejeûner et après diner. Le réveil est à 7 heures et on finit le soir par une prière à 21 heures. Le travail? Il y a un grand jardin de plusieurs hectares où on y plante divers legumes tels des poireaux, oignons, carrotes, salade, maîs et bientôt du seigle. Nous avons plutôt preparé une terre pour le semis, c'est à dire enlever les mauvaises herbes entières et labourer.Sinon, on a fait la recolte des foins. On venait l'après midi charger le foin sur les charretes pour les emmener et les decharger par la suite. Au moins ca fait les bras et ca donne du tonus. Voilou. June 20 France quand tu nous tientWell, c'est à coup d'vie rurale qu'on amortit l'atterissage sur ce continent. Ici je me sens bien.Ici c'est l'Arche de la Borie communauté bien moins que centenaire fondée par Lanza del Vasto. Homme italien qui rendit visite à Gandi pendant que d'autres se défendaient pour leur pays à l'epoque de la deuxième guerre mondiale. Il en prit de la bonne graine que Gandhi recommanda de semer. Ainsi il fonda des lieux ou on pratique la non violence. Pas mal... j'y adhere a presque cent pour cent. ce que j'aime avant tout est de redecouvrir cette vie rurale et en communauté et sans chef qui te fouette le derrière pour que tu produises. Néanmoins il faut s'y préparer car j'suis pas à l'abri de ce genre de situation, qui d'ailleurs rend difficile la non-violence. Ya du très bon à prendre ici. Tout se fait à la main. Que ce soit la recolte des foinsn le labour, la traite, la lessive. J'm'endors à la bougie et j'veille jusqu'à pas heure quand je suis inspiré par je n'sais koi pour ecrire. Internet se fait rare pour vous en dire bien. Je dois m'eclipser, mes collegues m'attendent pour revenir à l'arche. Oui le cyber est à 20kms du lieu. Ma foi..on fait avec.j' vous aime à plus. May 26 Mali, ca veut dire hippopotame en langue Bambara Mali, je t'ai quitté, mais je te reverrai bientôt. Mali, je suis juste venu faire connaissance avec toi. Un passage en coup de vent sur tes terres riches en humanité. Désormais j'ai l'ambition de te retrouver plus tard toi et tes habitants pour mieux te connaitre. Tu m'apportes énormement à vrai dire. Tu m'apprends les principes fondamentaux de la vie, à faire attention à l'eau, à sur quoi je mets les pieds, à revivre ma spontanetié animale comme monter dans les bus pendant qu'ils roulent. Le mode de vie ne me fait pas braire pour l'instant. J'm'y adapte. Moustiques restent mes ennemis. Vehicules de la malaria qu'ils viennent te transmettre quand ils prennent ton sang. A croire que la faute n'est pas la leur, la source reste floue.Malaria si je t'attrape, il faudrait que je fasse bien des efforts physiques pour oxygéner et ainsi renouveller mon sang en globules rouges que le microbe tentera de coloniser.C'est ainsi que sévit malaria chez l'être humain. J'en ai vu des villes et des gens et des cultures. Mais seulement vu, pas vécu. J'ai vu les peuls, les faux guides et les joueurs de Koteba, théatre traditionnel mêlant danse, théatre et musique. J'ai vu le Niger sur lequel on a fait un tour en pirogue, j'y suis même tombé dedans quand je voulais essayer de ramer. Des moments inoubliables sur ces terres riches. Une pensée pour tous ces enfants qui se regroupent pour chanter en chœur "toubabou" quand je passe. Enfants qui veulent me serrer la main chacun à leur tour. Que ca fait chaud au coeur d'être accueilli de la sorte! Une pensée pour ces mêmes enfants qui viennent te vendre arachides, boissons fraiches, gâteaux et compagnies à la descente des bus. Une pensée pour ces forgerons qui travaillent de leur vingts doigts pour modeler pièces métalliques servant à faire des outils. Outils que j'ai déjà manipulé. Une pensée pour ces gens qui travaillent dur la terre, pourtant qui te sourient à ta venue, te demandant comment tu vas.Alors qu'ailleurs ça marmonne "moi je travaille, lui il fait rien". Une pensée à tout les enfants qui s'impliquent dans ce même travail, pelle et brouette à la main. A ces enfants qui apprennent à jouer en travaillant. Une pensée à tous ces étudiants qui rêvent de migrer en France, Espagne voire Norvège. A tout ces étudiants que je dissuade de rejoindre les grandes villes européennes pour s'orienter vers des lieux plus accueillants. une pensée à tous ceux qui m'ont accueilli à bras ouverts. A tous ceux chez qui j'ai pu apprendre la langue du pays. une pensée à toutes celles qui portent le monde sur leur tête et leur enfants sur le dos. Une pensée au moment opportun où j'aurai vraiment l'occasion de découvrir la culture mandingue. Qui me fera sûrement réellement apprécier la vie et le monde dans lequel je me dois d'exister. Culture à travers laquelle je me verrai renaitre. Rejaillir des cendres tel le phoenix. Allez à plus, merci May 13 Mopti et environsLe Mali!
Bamako c est du passé maintenant. La, je suis á Sevare chez une personne de Couchsurfing. Il est Hollandais et d`une genération d ecart, ca fait trois jours que j y suis. Jecrois que je ne suis pas trop mal tombe..C est quelqu un qui se livre a l activite humanitaire de son propre chef. Il a investi dans la mise en place d un parcelle de culture munie d un systeme d alimentation en eau dans un village nomme Sangou Baka. Aussi dans un autre village, Sanedera, il est en train de faire creuser un puits par des ouvriers du coin a l aide d un compresseur qu il a ramene de hollande.Un compresseur?Oui, d ailleurs on y branche un marteau piqueur, ou bien meme on fait dynamite avec en branchant des fils.
On est alle a Sanedera, pour amener un bidon d essence pour le compresseur.
Une fois de plus je me suis apercu qu il manquait un interprete en bambara pour expliquer deux trois choses du genre quil fallait vider entierement l essence pour que Willem puisse rechercher de l essence.
Bref, je me sens entre deux cultures. Un pied dans chacune. Mi homme raisonne qui aspire a se cultiver dans divers domaines, mi animal sauvage qui aspire a crier quand bon lui semble. Je commence a me sentir a ma place sur cette planete ou jy ai atteri brutalement a plat ventre il ny a guere longtemps.
Quest ce que je fais demain? Une visite guidee vers les ethnies bobos et Senoufos pour 6 jours. J éspere que ca va bien se passer
Le bambara je l apprends tout les jours, mon cahier ne cesse de se remplir de notes qui devront etre reclassees.
Mon appareil photo est mort, j ai essaye de le reparer, sans succes. Si, j ai reussi á réparer mes groles avec de la colle liquide.
Voila, a plus
Sylvain May 05 BamakoBamako
J'ai quitté ce Maroc sans trop de regrets sachant que j'y reviendrai dans un mois.
En prenant le train pour l'aeroport, j'ai salué Omar qui m'avait accompagné jusque là. Omar?Une rencontre au dépourvu dans le quartier du Houbouss près de la gare routière à
Casablanca.
Arrivé à l'aeroport, je prends mon billet et donne mes bagages pour ensuite attendre l'avion.
Il me reste quelques courgettes que je déguste tranquillement avec de l'ail et un peu de pain en attendant que l'engin volant ouvre ses portes.
L'engin volant qui me conduira au Mali dans quelques heures. A ce moment là, je ne sais pas encore ce qui va m'arriver. Je sais juste qu'il est possible de passer la nuit à l'aeroport
puis de repartir le lendemain pour aller à l'auberge de jeunesse.
L'embarquement est proche, nous attendons assis sur des chaises. Tout le monde attend. Je m'adresse à un jeune qui s'avère Malien. Amadou. Il est avec sa tante qui est allée se faire une opération des hanches à Rabat.
Il revient chez lui.On cause. Je lui explique mon voyage et ce qui m'attend au Mali. C'est alors qu'il me propose de passer la nuit chez lui en compagnie de sa famille pour ensuite aller à l'auberge le lendemain. sur le coup je suis heureux. Vraiment heureux. Ca
fait plaisir d'être accueilli de la sorte.
Le vol se passe tranquillement, on atterit à 2h30 et on prend le taxi jusqu'à la maison. La premiere nuit, je la passe quasiment blanche.Sans moustiquaire ca craint, il a fallu
s'emmitoufler dans le sac de couchage et il fait chaud en plus.Bref, je suis allé en acheter
une derechef dès que le soleil se leva.Avec les medocs et l'antimoustique.
POURQUOI n'as tu pas fait ça avant???C'est pas prudent, en fin de compte!! Question de payer moins. Excuse qui n'en vaut pas plus. Si, j'avais pourtant essayé d'acheter des produits naturels chez le Maroc, mais les vendeurs sont vraiment trop fourbes, ils te vendent la chemise qu'ils n'ont pas. Il auraient mort sous la
conscience pour de vaines pieces sonnantes et trebuchantes. Ca m'dechante.
C'est pas eux qui me verront fievreux et grelottant en tout cas. Je m'occupe de moi. A part cette Savarine en guise de préventif qui risque de me retourner le foie, J'ai acheté aussi un remède naturel assez amer. Bref, je dors chez une famille nombreuse dont le chef, Amadi, bosse au centre culturel du
Mali, que j'ai eu l'occasion de pouvoir visiter lundi dernier.Amadi et sa troupe y
répetaient une pièce de théatre qui melait sketchs,concerts et danses. Terrible.
Ils jouent le 23 Mai. Sambou l'un fes fils est etudiant aux Institut National des arts, j'ai visité son ecole puis visiter les ateliers où les gens fabriquent les statues en ivoire, en bois. Où les gens font
les sacs à main à base de peaux de crocodiles et de serpents.
J'ai pris le temps de m'interesser à la fabrication de ces objets. Mais au fond de moi je ne me sens pas satifait.Ca ne m'interesse pas de voir le produit fini. Ca ne me fait pas vibrer
les ompolates.Je ne sens rien. Et ce n'est pas agréable. Et qu'est ce que je peux faire?Y
croire. Je cherche peut être quelque chose que je ne trouverai pas ici.
En tout cas, ça va beaucoup mieux en le disant. Surtout que voyager seul n'est pas une mince affaire, et loin du continent en plus.
Oui c'est un pays très manuel, j'ai pas le temps de vous expliquer comment ils fabriquent les chaises, comment ils teignent les vêtements, comment ils se débrouillent pour réparer
maintes et maintes choses. Et ce avec ce cagnard qui fait tourner la tête à plus d'un blanc.
Ma bouteille d'eau m'accompagne où que j'aille. Ca fait bientôt une semaine que je stagne ici. Il est temps de bouger et de peut être voir le pays Dogon ou Sikasso.
Je choisis quand même la prudence. Et ca permet de faire connaissance au mode de vie local. Les jeunes se regroupent entre eux et boivent le thé à l'ombre. Les femmes transportent leur biens sur la tête. Quelqu'un passe, s'il nous salue, on le salue.Ici, on est constamment
entouré de gens. Aussi, j'apprends le Bambara tout les jours; C'est la moindre des choses. En plus ca m'interesse.
Allez je vais finir de vous ecrire. Bonne journée
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